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VIH/SIDA et violences faites à l’enfant en débat à Mfilou 12 avril 2016

Filed under: Non classé — gisele75 @ 3 h 15 min

Des organisations de la société civile ont animé quatre sessions d’information sur le sida et la violence à l’enfant en juillet dernier à Kibouendé, un quartier de Mfilou. Chefs de quartier, chefs de zone, femmes, hommes, jeunes filles et garçons en a participé.

Violences faites à l’enfant et Vih/sida, pourquoi en parler à Mfilou ? C’est suite aux enquêtes menées récemment par AZUR Développement, ces deux problèmes épineux auxquels est confrontée cette population. Cette activité vise à faire faire connaître les actions menées par AZUR Développement sur le VIH/SIDA et les violences en vue de la prochaine installation dans la zone. Une sorte de plaidoyer qui bruit aux yeux des chefs de quartier et chefs de zone. Un plaidoyer en synergie avec l’Association Femme Solidaires (Afs) et le Club Jeunesse Infrastructure (Cjid). Ses sessions d’information ont porté sur le Vih/Sida et sur les violences faites à l’enfant. Sujets pourtant familiers pour la plupart mais paraissant encore discriminatoires, voir tabous pour des victimes. Ces quatre sensibilisations ont été organisées à l’endroit de 30 femmes, 30 jeunes filles, 19 hommes et 27 jeunes garçons.

‘’Une maladie incurable’’

La première, axée sur le Vih/Sida devant 30 jeunes filles, la plupart d’entre elles perçoivent le sida comme une maladie incurable. Selon cette couche, contractée le sida signifie que la vie n’a plus de sens, on perd la raison de vivre. D’où cette peur au ventre pour se dépister. Jusque là, elles s’interrogent si elles peuvent proposer le préservatif à leur partenaire ou c’est ce dernier qui a le droit de le faire.

Madame Véronique Mpassi Nkounkou, membre de l’Association Femme Solidaires (Afs) a levé l’équivoque à travers son exposé sur les connaissances de base sur le Vih/Sida. Elle n’a pas hésité  d’apporter des éclaircissements sur la différence entre le Vih et le Sida, le comportement à adopter face à une personne vivant avec le Vih/Sida, le rôle du counselling, « être séropositif ne signifie pas une fin en soi. Il y a des maladies comme le cancer, la tension … qui sont aussi mortelles », a martelé cette dernière. Lors de la dernière sensibilisation regroupant 27 jeunes garçons sur le Vih/Sida, animée par Claude Malonga, membre de l’Association Femme Solidaires, la leçon tirée est la suivante : la plupart avait l’information sur la maladie mais ne fait pas la nuance entre le Vih et le Sida.

Les violences, quelle stratégie pour les combattre ?

En dehors du Vih/Sida, il a été question aussi des violences, à savoir : la violence verbale, psychologique, physique, sexuelle, une deuxième session de sensibilisation qui a connu la participation des trente femmes. Pour certaines femmes, ce sont des faits naturels. Selon Sylvie Niombo, Directrice exécutive d’AZUR Développement et Emma Tsoulou, Présidente de l’Association Femmes solidaires (Afs), oratrices, les propos injurieux, les châtiments corporels, la maltraitance…, peut avoir des conséquences néfastes à l’avenir. Elles ont fait savoir que « cela peut avoir une influence dans le comportement de l’enfant, causant parfois la rébellion.  Pour les cas des enfants (filles) violés non suivis cela peut aussi nuire à la santé de la fille ».

De son côté, Mérols Diabs Diabankana, Directeur général du Club Jeunesse Infrastructure (Cjid) a insisté sur les conséquences que les violences peuvent engendrer. Par la suite, l’orateur a demandé aux participants de trouver ensemble une stratégie pour combattre ce phénomène. Affirmatif. Joseph Loulewa, chef de zone N° 3 pense qu’il continuer à mener des enquêtes, à éduquer, à concevoir des prospectus. « Pour une jeunesse déscolarisée, il faut aller de porte en porte », ajoute-t-il lors de ladite séance réunissant 19 hommes.

Il faut dire que Maixan Ngoma, chef du quartier Kibouendé et son secrétaire Khiouni Yonnel le ont joué un rôle important dans la mobilisation. Exprimant sa reconnaissance en vers AZUR Développement, Maixan Ngoma a apprécié l’initiative à sa juste valeur et pense déjà à une collaboration entre autorités locale et OSC.

Blandine Dieudonnée LOUZOLO

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