Féministes Congolaises

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Une femme Handicapée et enceinte de huit mois, tuée par son mari pour n’avoir pas apprêté à temps la table. 29 juillet 2011

La ville de Pointe-Noire au Congo vient d’enregistrer une fois de plus une autre victime des violences faites aux femmes.

En effet Mademoiselle Edwige NDOLOU handicapée physique ( des deux membres inferieurs)et âgée de 24 ans est fiancée à un jeune combattant MAKOKO avec qui elle vie maritalement depuis le début de sa grossesse au quartier Tié-Tie Bissongo ; étant à son huitième mois de gestation, son état ne lui permettait plus d’accomplir certaines tâches ménagères, sinon avec une grande lenteur.

La journée du samedi 3 juillet 2010 a été une journée très difficile pour elle. Elle a fait faire son marché par les voisines, habituées à l’assister et à la surveiller pendant les longues absences de son fiancé. Elle était tellement fatiguée si bien qu’elle n’a même pas pu faire la cuisine.
Son fiancé habitué à faire le trafic du Chemin de Fer Congo Océan (CFCO) entre Pointe-Noire et Nkayi en temps libre pour acheter les produits agricoles, les revendre afin de joindre les deux bouts de mois était rentré ce soir là, lui aussi, fatigué du voyage et affamé. Arrivé à la maison, il a trouvé Edwige allongée sur le lit.
MAKOKO a demandé à sa fiancée de lui faire la table, après 10 minutes, Edwige n’obtempérait pas, fâché de cet attitude, il commença à vociférer, injuriant Edwige et attirant l’attention de tout le voisinage. Quelques minutes plus tard, comme si cela était prémédité, il se jeta sur la future maman la roua de violents coups de points, oubliant totalement qu’elle était enceinte.

Alerter par les cris de la jeune fille, les voisins ont accouru, mais MAKOKO n’a pas voulu ouvrir la maison, malgré les supplications du logeur.
Ayant remarqué que sa victime ne bougeait plus, MAKOKO est tranquillement sorti de la maison nuitamment pour prendre la fuite.

Edwige, étouffée et incapable de crier au secours pour la seconde fois, s’est éteinte silencieusement avec sa charge enfermée dans cette maison. Elle est découverte morte le troisième jour après la dispute.
C’est l’afflux des mouches qui ont obligées le logeur à casser la porte , il a été surpris de constater là gisant sur le sol le corps inerte de la jeune fille, la bouche couverte de mouches et son ventre encore plus ballonné qui laissait entrevoir aucun espoir pour la progéniture qui devait en sortir hélas.

Le chef de quartier informer à a son tour appeler la police qui arrivée près de deux heures après pour faire le constat et l’enlèvement du corps.

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Avec internet, les barrières à l’égalité pour les femmes handicapées peuvent tomber 3 décembre 2010

La journée mondiale pour l’élimination des violences faites aux femmes a été célébrée au Congo sous le thème plus d’égalité = moins de violence. Egalité en droits pour les femmes handicapées qui subissent des violences perpétrées en tête par leurs familles ou proches parents. Des histoires troublantes de femmes et filles battues, enfermées dans des maisons, ou affamées en raison de leur handicap. Une violence vécue par des femmes et filles handicapées qui est souvent tue ou banalisée.

Egalité dans l’accès à internet pour les femmes et filles handicapées

Egalité dans l’accès à l’internet, qui devrait être reconnu comme un droit fondamental. Désormais, l’internet est sur les téléphones mobiles dans le pays, mais comment les congolaises peuvent en tirer profit ? C’est ainsi qu’une vingtaine (20) de femmes journalistes et handicapées ont été outillées sur l’internet pour promouvoir leurs droits.

Etre sur la toile mondiale et l’utiliser pour s’épanouir.

Lors d’un atelier organisé à Pointe-noire du 25 au 27 Novembre 2010, en marge de la Journée mondiale pour l’élimination des violences faites aux femmes, par Handicapés Sans Frontières (HSF) ; des femmes handicapées et des média ont appris à créer des boîtes électroniques sur Yahoo et Gmail, effectuer des recherches sur Google et créer des blogues sur « blogger.com » et les astuces de rédaction de billets de blogues.

Ces femmes ont bravé l’épidémie de poliomyélite, les intempéries et la mauvaise connexion internet pour découvrir et être sur la toile mondiale. Elles ont persévéré car motivées à découvrir ce nouveau média qui leur permet de s’exprimer, de raconter leurs expériences et aussi communiquer.
Ne dit-on pas que les analphabètes du 21ème siècle sont celles qui ne connaissent pas l’informatique ?

Pousser les média à donner la voix aux femmes handicapées survivantes de violence

« Ces femmes handicapées et celles des médias de la ville de Pointe-Noire avaient été sélectionnées à l’issue de des ateliers de sensibilisations sur les violences faites aux femmes organisé par l’Association Handicapés Sans Frontières Congo » a expliqué Georgette Medja, Présidente de cette association.

Cette association compte aussi pousser les professionnelles des média à documenter la violence vécue par les femmes et filles handicapées et amplifier leurs voix.

La Directrice Départementale de la Promotion de la Femme, Anne-Marie Kouka Mampouya, intervenant au cours de cette rencontre a rappelé que « la mondialisation passe par les nouvelles technologies de l’information et de la communication, plus particulièrement l’internet. L’internet constitue un puissant outil de dialogue, d’Information et de partage pour une participation efficace à la lutte contre les violences faites à l’égard des femmes et au développement ».

Insistant sur le rôle des média dans la lutte contre la violence, elle a déclaré « les médias constituent la voie idoine qui permet à la fois de véhiculer et de vulgariser les outils de lutte pour l’élimination des violences ».

En effet, il est reconnu dans la déclaration universelle des droits de l’homme que tous les hommes sont égaux, et ont les mêmes droits. La constitution congolaise reconnaît également que tous les citoyens congolais sont égaux. Ainsi, les femmes handicapées ne devraient pas être stigmatisées ou discriminées.

Avec l’internet, elles sont libres de toutes barrières et de leur handicap !

Pour les intervenantes à l’atelier, accéder à l’internet c’est « aussi briser les barrières, les inégalités et la stigmatisation ; avec l’internet toute les barrières sont tombées ». L’internet permettrait donc aux femmes et filles de surmonter leur handicap dans ce combat pour briser les barrières qui les empêchent de vivre dans l’égalité et libre de la violence fondée sur le genre.

Tout en appelant les participantes à maîtriser l’internet, la Présidente de HSF a indiqué « le 25 novembre marque aussi la date du démarrage des 16 jours d’activismes pour la défense des droits des femmes victime des violences ; un moment important de publication des articles sur des initiatives prises par les femmes de par le monde pour dénoncer, échanger, trouver des astuces pour l’élimination des violences faites aux femmes ».

Sur le suivi de cette formation, la Présidente de HSF explique : « cinq groupes de quatre participantes doivent chacun préparer leurs articles pour participer aux 16 jours d’activisme ». Ainsi, les apprenantes bénéficieront d’un accompagnement technique et des sessions de révision sur internet avec cette association.

Lire l’intégralité de cet article sur http://azurweb.blogspot.com/2010/12/avec-internet-les-barrieres-legalite.html

 

Combattre la violence faite aux femmes et aux filles au moyen de la technologie 8 août 2010

Un atelier de renforcement des capacités dans l’usage des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour la lutte contre la violence à l’égard des femmes et des filles  a été organisé par AZUR Développement ce vendredi 06 Août dans la salle informatique du Campus Numérique de Brazzaville. Au cours de cet atelier, 5 projets sélectionnés pour le financement entre 1.700.000 et 2.500.000 FCFA par le Fonds « Réapproprie-toi la technologie » du Programme d’Appui aux Réseaux de Femmes de l’Association des Progrès des Communications (PARF APC)  ont été présentés à une trentaine de participants de Brazzaville, Pointe-Noire et Kinkala prenant part à cette rencontre.

Ces 5 projets innovateurs et créatifs sont une première dans le pays et visent à sensibiliser et apporter un appui psychologique aux  jeunes filles élèves, étudiantes,  femmes et filles handicapées, femmes et jeunes filles infectées par le VIH/SIDA, femmes dans les média,  femmes gendarmes, policières et soldats sur les moyens de prévenir, dénoncer et mettre fin  au harcèlement sexuel, aux viols, à la violence domestique et physique au moyen de l’usage des messages SMS, des MMS, des projections vidéo, des émissions radios et des sensibilisations face-à-face.

Les différentes survivantes de violence bénéficiaires de ces projets seront également formées dans l’informatique et l’internet pour la recherche des informations, la formation, la création de blogues et la production des émissions radio et des vidéos. Des statistiques des cas de violence de chacun de ces projets seront collectées et publiées chaque  sur  le blogue  https://feministescongo.wordpress.com/

Suite à cet atelier, chacun des projets sélectionnés a été  retravaillé afin d’affiner la stratégie de mise en œuvre, les question  et les indicateurs  de genre et TIC traitées par les projets à l’aide de l’outil d’évaluation de la méthodologie du genre (GEM) pour les projets et initiatives TIC développé par le PARF APC. Les projets soutenus démarreront le 01 Septembre 2010, et devraient durer 6 mois.

Les membres du comité de sélection des soumissions de projets au Fonds de petites subventions « Réapproprie-toi la technologie » étaient composées de :

Arlette Bakou, Chargée de la coopération multilatérale, Ministère de la promotion et de l’intégration de la femme au développement ; Hubert Boungou, Chef de service, Direction des Nouvelles Technologies, ministère des Postes et Télécommunications, chargé des nouvelles technologies ; Prisca Miyouna, Chercheur, Centre de recherche et d’analyse économique (CERAPE) ; et de Sylvie Niombo, Directrice exécutive, AZUR Développement.

Il n’a pas été facile pour le comité de sélection de faire le choix, et le processus était transparent et anonyme et a duré un mois et demi. Intervenant sur le processus de sélection, Arlette Bakou  a informé les participants que: « 5 projets sur 18 ont été sélectionnés au cours de ce processus. Le constat est que les projets n’étaient pas bien élaborés, certains ne présentaient pas comment les TIC seront utilisées pour mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles, pour d’autres les idées n’étaient pas bien rendues et sans budgets ».

Quant à elle, Prisca Miyouna a déclaré : « cela n’a pas été facile d’évaluer les propositions de projet, en tant que chercheur, j’ai été stricte  et me suis référée aux critères d’éligibilité. Dans certaines propositions de projets il manquait le contexte national et d’autres informations. En fait, beaucoup de propositions n’étaient pas bien rédigées ».

 

Les organisations récipiendaires des petites subventions sont donc attendues sur le terrain, comme a précisé Arlette Bakou « pour les associations retenues, il faudrait que les retombées de ces projets soient visibles pour les bénéficiaires». Elle a ensuite a jouté « nous sommes ouverts et prêts à travailler avec vous dans l’exécution de ces projets ».

AZUR Développement par la voix de sa Directrice exécutive a  également félicité les récipiendaires et souligné « nous fournirons l’assistance technique dans l’exécution des projets sur demande des récipiendaires. Nous avons formé plusieurs femmes et étudiantes  dans l’usage des TIC qui peuvent être des personnes ressources pour les récipiendaires. Les réalisations des projets sur le terrain seront documentés par des bloggeuses et journalistes congolaises »

Le comité de sélection a recommandé que les organisations dont les propositions de projets n’ont pas été sélectionnées puissent être formées dans la conception des projets, car cela a été l’une des causes de leur refus.

La liste des projets sélectionnés est comme suit.

Association Dynamique Plurielle à Brazzaville va travailler avec 250 filles élèves du Lycée Savorgnon de Brazza des classes de seconde à la terminale pour prévenir  et lutter contre le harcèlement sexuel en milieu scolaire en associant les enseignants et la direction du lycée. Elle organisera des réunions de sensibilisation sur la Loi Portella et Potignon interdisant les rapports entre les enseignants et les élèves et protégeant les mineurs ; au cours desquelles des projections vidéo de témoignages de  survivantes de violence seront projetées.  

Des alertes sur les cas de harcèlement sexuel seront envoyées par SMS au projet par les élèves et une cellule d’écoute de l’association au lycée sera active à y répondre. Des informations éducatives sur les lois  seront envoyées aux 250 élèves et les meilleures réponses aux questions par SMS et MMS seront primées et recevront des tickets gratuits de navigation sur internet. Les élèves seront également formées à l’usage de l’internet pour s’informer et se former. Elles seront également sensibilisées sur la vie privée et la sécurité électronique lorsqu’elles naviguent sur internet et utiliseront les téléphones mobiles.  .

Association Femmes Solidaires à Brazzaville va former 15 femmes et jeunes filles mères infectées par le VIH/SIDA et survivantes de violence  en counselling  afin qu’elles puissent fournir l’appui psychologique à leurs pairs.  Des séances de sensibilisation seront organisées sur les droits humains à l’endroit de 50 femmes et jeunes filles mères infectées par le VIH/SIDA. 10 d’entre elles seront formées  en informatique, à l’usage de l’internet, la rédaction des articles et le blogage afin de documenter  la violence vécue par les femmes séropositives.

Des émissions radios  diffusant  des témoignages de survivantes de violence seront réalisées avec le concours des membres de l’association et des femmes journalistes. Ces émissions radio seront  reproduites sur CD et distribuées à d’autres associations pour leurs actions de sensibilisation et éducation et importées sur internet.

Club Jeunesse Infrastructures et Développement (CJID)  va travailler à réduire la violence faite aux femmes et aux filles de Kinkala, qui étaient touchées par les conflits armés ; à travers des actions de sensibilisation et d’éducation au moyen des TIC. 20 femmes soldats, gendarmes et policières sensibilisées sur la lutte contre la violence et 100  femmes et jeunes filles survivantes  de violence  seront concernées par ces actions ; 35 femmes et filles de ces deux groupes seront également formées en informatique et à l’usage l’internet.

Le CJID animera un espace femmes, égalité et TIC qui donnera davantage  accès à la population de Kinkala à internet, particulièrement aux jeunes élèves. Le projet produira également avec une équipe de survivantes de violence des témoignages vidéo qui seront projetées lors des séances de sensibilisation et partagées à d’autres associations. Un concours de meilleurs témoignages par SMS sera organisé et les meilleures seront primées. Un blogue sera animé pour élever les voix des bénéficiaires du projet sur la toile mondiale.

Comptoir Juridique Junior  à Pointe-noire va travailler avec 200 filles élèves au collège de Mpaka  et au  lycée technique de lOCH  pour prévenir et lutter contre le harcèlement sexuel en milieu scolaire. Leurs actions impliqueront le corps enseignant et la direction des établissements. Des alertes sur les cas de harcèlement sexuel seront envoyés par SMS au projet par les élèves et des actions seront prises en concertation.

Des concours de meilleurs témoignages de survivantes de violence par SMS et MMS seront organisées avec les 200 élèves et les meilleures seront primées pour recevoir  une formation sur l’usage de l’internet pour s’informer et se former dans différents domaines. Le projet sensibilisera également les élèves sur la vie privée et la sécurité électronique lorsqu’elles naviguent sur internet et utiliseront les téléphones mobiles.  Un réseau des élèves des deux établissements sera créé avant la fin du projet.

Handicapés Sans Frontières à Pointe-noire va réunir une soixantaine femmes journalistes et les femmes et filles handicapées pour sensibiliser, dénoncer et trouver des solutions visant à mettre fin à la violence dont elles sont victimes et qui demeure tue. L’association organisera des séances de sensibilisation sur les droits des femmes et la lutte contre la violence faite aux femmes  dans les média et les femmes et filles handicapées. Elles seront formées en informatique et dans l’usage de l’internet pour communiquer sur la violence au moyen des blogues, de la photo et des téléphones mobiles.

Elles apprendront comment enregistrer des sons avec des téléphones mobiles, traiter des photos et aussi importer des éléments audio et vidéo sur internet. Les femmes et filles handicapées survivantes de violence  visiteront également des organes de presse pour mener leur plaidoyer de disposer des espaces de communication dans les média. Des émissions radio et télévisées qui démontrent  l’ampleur et appellent à l’action sur la violence faite aux femmes et filles handicapées   seront présentées par les femmes journalistes bénéficiaires du projet.

Pour plus d’informations, veuillez contacter AZUR Développement à

info@azurdev.org

Tel : +242 656 61 89